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La Trocambulante

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Exposition Comme une image

Exposition Beat Streuli et Marie Le Mounier

Informations pratiques

Top Exposition Comme une image

Du 16 septembre au 14 novembre 2010



Paola Salerno, Catanzaro (Calabre), 2000, Lhoist Collection L'exposition développe un propos autonome sur la place particulière de la photographie dans le monde de l’image, en insistant sur la dualité entre, d’une part, la vision optimiste (et soi-disant pauvre) de l’amateurisme et, d’autre part, celle critique des pratiques documentaires et/ou artistiques. L’exposition s’appuie essentiellement sur un prêt d’une vingtaine de photographies de la collection Lhoist et d’une soixantaine de photos trouvées, rassemblées par La trocambulante.

Dans l’espace public de la place Blaise Pascal, à l’entrée du musée, seize photographies trouvées, choisies par Valérie Police (La trocambulante) et exposées sur cadres lumineux, introduiront d’une manière légère et distanciée le propos tenu à l’intérieur du Musée.

La première salle du musée évoque le côté construit de toute représentation. Ce qu’affirment de manière évidente Imitatio Sapiens d’Olivier Richon et les arbres de Lynn Geesaman. Ce que confirme par son côté irréel Tinted Windows, Memphis, Tennessee de William Eggleston et d’autres photographies de la collection Lhoist. La seconde salle met en rapport les visions propres et souvent très opposées que développent amateurs et artistes actuels à propos de trois thématiques : la consommation (symbolisée par les loisirs et la voiture), le monde du travail et enfin la vie familiale (avec sa mise en scène pour la photo). En vitrine sont présentés quelques albums familiaux particulièrement étonnants et aujourd’hui très précieux pour les collectionneurs.

En résumé, au centre de Comme une image, s’exprime l’intention très nette de provoquer une sorte de contamination du regard critique. De quoi faire comprendre que la photographie ne se limite pas à la réception passive d’une image, mais qu’elle se prolonge dans le retour d’un regard en alerte.




Top Exposition Beat Streuli et Marie Le Mounier

Du 16 septembre au 17 octobre 2010




Beat STREULI

Beat Streuli Photographe Suisse né en 1957, Beat Streuli expose des images à partir de 1988. La population urbaine est son sujet de prédilection. Il accumule depuis près de 20 ans des séries portant des noms de villes ou de quartiers dans lesquels il balade son appareil, souvent muni d’un téléobjectif, avec un oeil de voyeur désincarné.

Le marcheur urbain est le sujet obsessionnel de Streuli. Des corps en marche émotionnellement et visuellement bigarrés, qui produisent l’image de la ville, une image aussi déconstruite que construite, sans répit, impossible à saisir autrement que par le fragment, embarquant avec lui détails sans intérêt et moments forts. La composition est aléatoire, savamment quelconque, et on peut rapprocher Streuli de photographes comme Winogrand et Lee Friedlander, et in fine à Walker Evans, qui dès les années 30’ s’est mis à photographier la ville avec des méthodes aléatoires et en recherchant une absence d’interaction avec les sujets photographiés.

Streuli travaille massivement au téléobjectif, avec un esthétique très marquée par le rapport flou/net : personne découpées sur un arrière-plan flou, personnages étagés dans l’image par la profondeur de champ. Le contraste, le clair-obscur, y structure aussi fortement l’image. L’image est parfois déconstruite par le catapultage des avants et arrière plans, typique du téléobjectif. Bien qu’elle ne soit pas sociologique, la photographie de Streuli produit un effet d’archive et invite à la taxinomie : le monde globalisé y est ramené par parcelles précises : Barcelone, Bruxelles, Tokyo, New-york, Marseille y sont capturé avec une méthode proche de celle de Marcel Duchamp : le "choix d’indifférence".

Les photographies de Beat Streuli sont le plus souvent exposées dans un flux d’images, quasiment jamais seules. Elles tirent leur force d’un effet de masse. Elles sont parfois disposées côte-à-côte dans des assemblages panoramiques grands formats, soit dans des diaporamas projetés, collées sur des vitres, imposées sur des façades. Le grand format domine, comme un contraste avec la faible "intentionnalité" de la prise de vue. Beat Streuli travaille aussi en vidéo.


Marie Le Mounier, Leaders, tirages jet d
Marie LE MOUNIER

Née à Brest en 1970, Marie Le Mounier vit à Bruxelles depuis 2003. Elle a étudié la photographie au Masschusetts College of arts à Boston et à l’Ecole nationale supérieure de la photographie à Arles. Elle a travaillé pour des institutions artistiques, des galeries et des artistes avant de se lancer dans sa carrière artistique en 2003. Elle cumule les expositions solo (Rencontres internationales de la photographie à Arles) et les expositions de groupe (Toronto school of art gallery, Couvent de la Tourette à Lyon, CipM à Marseille, Station Mir à Hérouville, Saint-clair, centre d’art contemporain de Ventabren, Les photaumnales à Beauvais, Mois de la photo à Winnipeg au Canada…). Ses oeuvres ont rejoints des collections publiques et privées.
Ses récentes expositions : Solo angel, Botanique, Bruxelles, décembre 2008 à février 2009 / Groupe honorons honoré, De garage, Malines, septembre – octobre 2008.





Top Informations pratiques





Les expositions sont visibles,
du mardi au vendredi de 10h à 18h
entre le 16 septembre et le 17 octobre, samedi et dimanche de 11h à 18h,
du 18 octobre au 14 novembre, samedi et dimanche de 14h à 18h.

Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h.


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