Patrimoine permanent
Le Musée universitaire d’arts et civilisations de Louvain-la-Neuve structure son riche patrimoine diversifié en trois grands axes thématiques.
L’axe Histoire des Civilisations présente la Méditerranée antique, les cultures traditionnelles de l’Afrique Centrale ainsi que la sculpture médiévale et Renaissance (France et anciens Pays-Bas).
L’axe Art du 20e siècle se déploie dans une salle régulièrement renouvelée qui permet de s’initier aux mouvements picturaux abstraits et figuratifs, principalement en Belgique. L’art du 20e siècle étendu à l’art du temps présent est également à l’honneur lors des expositions temporaires organisées par le Musée.
C’est peut-être l’axe du Dialogue qui est l’aspect le plus spécifique du musée. En faisant se rencontrer l’art moderne et les productions plastiques issues de l’histoire des civilisations, il invite à une réflexion sur les catégories qui, dans d’autres musées, cloisonnent l’exposition des objets. L’axe du Dialogue sensibilise à la complémentarité des approches esthétiques et historiques. Un autre type de rencontre qu’il organise est celle entre des artistes savants renommés (comme les grands graveurs du 19e siècle) et des artistes autodidactes ou anonymes (art populaire et naïf).
Pour avoir plus de détails sur le parcours et la présentation actuelle, voici le plan et les textes mis à disposition des visiteurs.
Annexes: PlanSalle.pdf
Annexes: Sculptures_medievales.pdf
Annexes: Antiquite_mediterranenne.pdf
Annexes: Afrique_centrale.pdf
Annexes: Espace_Dialogue_Art_pop_naif .pdf
Annexes: Espace_Dialogue_Estampes_19e .pdf
Annexes: Espace_Art_du_20e_siecle.pdf
Exposition à venir : Espace / Temps. Dessins à l'encre
Du 29 mars au 1er juillet 2012
L’exposition Espace / Temps évoquera l’humain dans son rapport à l'espace et au temps, à partir de dessins à l’encre conservés au Musée de Louvain-la-Neuve.
La sélection mettra à l’honneur essentiellement des dessins d'artistes belges du 20e siècle. Les oeuvres de P. Alechinsky, F. Herth, Th. Van Gindertael, M. Quinet, P.-L. Flouquet, J. Delahaut, Lismonde, Ch. Dotremont, G. Bertrand, R. Devolder, H. Heerbrant, R. Somville, E. Dubrunfaut, E. Van Anderlecht, M. Wyckaert... côtoieront dans l’exposition des dessins plus anciens, réalisés dès le 17e siècle et quelques dessins orientaux.
Certaines oeuvres évoqueront l’espace au travers d’images qui montrent des territoires réels ou imaginaires. D’autres feront allusion au temps et son écoulement irréversible… au thème du souvenir.
Par son caractère indélébile, l’exécution d’un dessin à l’encre sur l’espace de la feuille suppose un acte réfléchi. En Extrême-Orient, cet acte est décrit très justement comme en accord avec l’espace-temps de son auteur.
Expositions passées
Mayombe. Congo/Leuven/Louvain-la-Neuve
Du 8 avril au 3 juillet 2011
Après sa présentation au Musée M à Leuven, l’exposition rejoint Louvain-la-Neuve avec un format adapté aux espaces du musée. Elle présente plusieurs oeuvres majeures provenant du Mayombe, une région du Bas-Congo située à l'embouchure du fleuve Congo. Ces objets ont été rassemblés, il y a cent ans, par des missionnaires de Scheut pour l’Université de Louvain. Lors de la scission de l’Université dans les années 1960, ces collections furent partagées entre l'Université Catholique de Louvain (UCL) et la K.U.Leuven. Pour l’exposition, elles sont à nouveau réunies et complétées par quelques pièces d’exception issues du Musée royal de l’Afrique centrale.
Appelées couramment fétiches, les impressionnantes statues à pouvoirs anthropomorphes sont désignées, en Kiyombe (langue du Mayombe) par les mots
nkisi ou
minkisi. Ces mots font référence à la fois aux sculptures elles-mêmes et aux esprits qu'elles abritent. Il peut s'agir d'ancêtres qui reviennent dans le monde des vivants, mais aussi d'esprits agressifs qui peuplent l’univers. Les statues sont souvent couvertes de clous, de pointes, de lames et d’éclats de métal. À l'intérieur des sculptures et sur leur surface était appliquée une charge magique qui imprègne l'objet de sa puissance. L’exposition explique comment les Yombe invoquaient les
minkisi pour obtenir leur protection, une guérison, la richesse, la puissance ou pour se venger d'un ennemi. Les
minkisi étaient le fruit de la collaboration entre un sculpteur et un
nganga, un expert rituel. Ce dernier achetait ses objets au sculpteur, puis les « activait », notamment en y ajoutant toute sorte d’éléments. Au fil du parcours de l’exposition, les statuettes à pouvoir mais aussi les objets utilisés lors de rituels d'initiation, les statuettes de mère et enfant et les sculptures funéraires offriront au visiteur un regard privilégié sur la culture Yombe vers 1910.
Les amis du musée organisent
une conférence dans le cadre de l'exposition le jeudi 12 mai à 20h. Intitulée
Entre le Mayombe et la Belgique, carnet de voyage d’une remarquable collection d’objets congolais, cette conférence sera donnée par l'historien de l'art et anthropologue Hein Van Hee, responsable de la section gestion des collections au Musée Royal de l'Afrique centrale à Tervuren.
Plus d'info sur l'exposition et les événements qui y sont liés
30 ans de donations, 20 ans de dialogue
Du 10 décembre 2010 au 13 mars 2011

Avec l’exposition 30 ans de donations. 20 ans de dialogue, des maîtres tantôt célèbres tantôt anonymes issus de différents continents prennent le pouvoir au musée. Pour la dernière fois avant son déménagement dans un nouveau bâtiment (inauguration prévue en 2013), le visiteur pourra se faire une idée d’ensemble du patrimoine du musée dans ses murs actuels et admirer ses « incontournables ».
Il y a trente ans, le Musée de Louvain-la-Neuve s’ouvrait dans la jeune cité universitaire. Dès cette époque, il nourrissait une double ambition : conserver et développer un patrimoine reflétant la diversité des cours ; contribuer à la vie culturelle de la ville par l’organisation d’expositions temporaires. Grâce à de nombreuses donations, le patrimoine originel est progressivement passé de 5.000 à 20.000 objets et s’est élargi à de nouvelles thématiques. L’arrivée, en 1990, du prestigieux legs Delsemme a constitué un moment charnière dans cette dynamique d’acquisitions. Il encourageait aussi le musée à faire vivre la diversité de son patrimoine par des confrontations inattendues entre les époques et les cultures. Celui-ci a donc développé de longue date une réflexion sur un principe – le dialogue – qui, depuis lors, a largement essaimé. Entre-temps, d’autres donations ont été accueillies : du domaine de la gravure (de Dürer à Picasso) à celui de l’art moderne belge (d’Alechinsky à Van Lint) en passant par l’art populaire (peinture sous verre, imagerie d’Épinal, etc.). Ce patrimoine présenté très partiellement et par roulement ronge le plus souvent son frein dans les réserves.
La sélection des 300 oeuvres qui seront présentées dans l’exposition 30 ans de donations. 20 ans de dialogue et la publication générale sur le musée qui paraîtra à cette occasion mettent en évidence certains points forts du musée : le XVIe siècle – où gravures et sculptures témoignent des échanges entre gothique et Renaissance – ; la deuxième moitié du XXe siècle avec son moment abstrait et, ensuite, son renouveau figuratif ; l’art populaire ; l’art traditionnel de l’Ancien Congo. La sélection témoigne aussi de la volonté ancienne du musée de permettre des rencontres entre des vedettes consacrées et des maîtres anonymes.
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Comme une image
Dans le cadre de la Biennale 7 Ottignies - Louvain-la-Neuve
Du 16 septembre au 14 novembre 2010
Pour la première fois, la Biennale confrontait des photos trouvées d’auteurs anonymes à des travaux d’auteurs réputés. Les 20 expositions réparties sur 8 lieux souhaitaient persuader le visiteur qu’au-delà des intentions de la prise de vue, la richesse des images dépend aussi de son propre regard.
A cette occasion, le musée accueille l'exposition :
« Comme une image », dont la présentation est prolongée jusqu'au 14 novembre 2010.
Une vingtaine de photographies de la collection Lhoist sont ainsi confrontées à des photographies anonymes de la collections de La trocambulante.
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GASTON BERTRAND. Un maître de la ligne
Du 7 mai au 22 août 2010
Le centenaire de la naissance de Gaston Bertrand constitue une belle occasion de se pencher sur l’un des artistes les plus représentés dans les collections du Musée de Louvain-la-Neuve et considéré comme l’un des principaux refondateurs de l’art belge après la Seconde Guerre mondiale.
Bien qu'associé à l'abstraction, l’oeuvre de Bertrand se réfère essentiellement à des choses vues et ressenties. Son oeuvre n’écarte d'ailleurs pas la figure, qui est présente à travers des portraits, mais la source d’inspiration principale en est l’architecture. Bertrand soumet son sujet à la subjectivité de sa vision, épurant la réalité pour aboutir à une sorte de schème mental empreint de spiritualité. Cet écho poétique s'affirme par la ligne. Prépondérante, elle sert l'harmonie formelle, stylise et transpose le sujet dans une composition minutieusement équilibrée et unifiée.
L'exposition offre une vue d'ensemble de l'oeuvre de Bertrand à travers les thèmes qui sont présents dans les collections du musée. En montrant, d’une part, la continuité des thématiques à travers les époques et, d'autre part, les synergies qui unissent l'oeuvre peint et l'oeuvre graphique, elle porte un regard intime sur la singularité de Bertrand.
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Meryon /Canaletto. L'oeil du graveur sur la ville
Du 29 janvier au 18 avril 2010
Peu connu du grand public, Charles Meryon est pourtant considéré par les historiens de la gravure comme l’un des plus grands maîtres de l’eau-forte, technique à laquelle son œuvre a donné un nouvel essor au milieu du 19ème siècle. Célébré par Baudelaire comme l’inventeur d’une nouvelle poésie urbaine, il est d’abord et avant tout un prodigieux concepteur d’espaces. Il apparaissait intéressant de confronter les vues de Paris de Meryon à la célèbre série des Vues de Venise réalisée au siècle précédent par Canaletto. Certes, ce dernier était d’abord et avant tout peintre et la Venise Sérénissime du 18ème siècle qu’il décrit paraît éloignée du Paris mystérieux des années 1850. Mais, si différents qu’ils soient, ces deux aquafortistes ont porté un regard original et atemporel sur des aspects en partie disparus de deux des villes les plus mythiques au monde.
VISITES ET ATELIERS DANS LE CADRE DE L'EXPOSITION MERYON/CANALETTO. L'OEIL DU GRAVEUR SUR LA VILLE
Peter Downsbrough / Artists and Photographs
Du 9 octobre 2009 au 6 décembre 2010
L'’exposition « Peter Downsbrough / Artists and Photographs » invite à découvrir la richesse des relations qui se nouent dans la création contemporaine entre la photographie et le livre. Peter Downsbrough est un artiste américain proche de l’Art minimal et de l’Art conceptuel. Au moyen d’un vocabulaire plastique dépouillé (lignes et mots), Downsbrough fait dialoguer livre, sculpture, architecture, photographie et film. L’exposition présentée au Musée de Louvain-la-Neuve nous entraîne dans un jeu visuel entre l’espace bidimensionnel et l’espace tridimensionnel, entre l’espace réel et l’espace virtuel.
L’autre volet de l’exposition présente le multiple Artists and Photographs. Véritable musée portable, cette boîte, publiée en 1970 par Marian Goodman à New York, réunit dix-neuf artistes parmi les plus importants du Pop art, de l’Art minimal, de l’Art conceptuel et du Land art : Sol LeWitt, Ed Ruscha, Andy Warhol, Robert Morris, Robert Smithson et Bruce Nauman, …